Bruxelles, 10 octobre 2025 — À l’occasion de la Journée mondiale contre la peine de mort, des rassemblements et des sit-in coordonnés ont lieu dans toute l’Europe, en Amérique du Nord, en Australie et ailleurs pour dénoncer l’escalade choquante des exécutions en Iran. Ces manifestations, organisées par les partisans du Conseil national de la Résistance iranienne (CNRI), appellent à un moratoire immédiat et à la responsabilité internationale pour les crimes contre l’humanité commis par le régime iranien.
Au centre des préoccupations se trouve le sort de 17 prisonniers politiques condamnés à mort pour leurs liens présumés avec l’Organisation des Moudjahidine du Peuple d’Iran (OMPI), principal mouvement d’opposition. Amnesty International a exprimé son inquiétude face à ces condamnations, souvent basées sur des aveux obtenus sous la torture et des procès inéquitables.
Depuis l’arrivée au pouvoir de Masoud Pezeshkian en août 2024, le régime iranien a exécuté au moins 1 892 personnes — dont 61 femmes et 7 mineurs. Le seul mois de septembre 2025 a enregistré 200 exécutions, un record mensuel inégalé depuis 36 ans. Ces exécutions visent principalement les dissidents politiques, les minorités ethniques et les prisonniers de conscience.
Madame Radjavi, président-el du CNRI, affirme que cette brutalité croissante reflète la peur du régime face à une révolte populaire et à la perte de légitimité. Les manifestants appellent la communauté internationale à suspendre toute relation diplomatique et économique avec Téhéran tant que les exécutions ne sont pas arrêtées et que justice n’est pas rendue.
à Bruxelles
À Bruxelles, les manifestants se sont rassemblés au rond-point Schuman, devant la Commission européenne, pour exiger des mesures concrètes de la part des institutions européennes afin d’isoler le régime et de traduire ses dirigeants en justice. Des actions similaires ont lieu à Genève, Berlin, Paris, Londres, Washington, Toronto, Sydney et dans des dizaines d’autres villes.














