Dimanche 27 juillet 2025, à l’aube, dans le silence absolu, le régime iranien a exécuté deux prisonniers politiques — Mehdi Hassani et Behrouz Ehsani — sans prévenir leurs familles, sans leur accorder une dernière visite, en totale violation des principes les plus fondamentaux de la justice.
Et ce n’est pas tout.
Au même moment, les unités spéciales du régime ont lancé un raid brutal sur les quartiers politiques de la prison de Qezel Hesar. Des dizaines de prisonniers ont été violemment battus, certains placés à l’isolement. Saeed Masouri, le prisonnier politique ayant passé le plus de temps derrière les barreaux en Iran, a été exilé de manière illégale vers la prison de Zahedan — un transfert que ses codétenus décrivent comme le début d’un nouveau massacre silencieux.
“Aujourd’hui, après 25 ans d’emprisonnement, Saeed a été transféré à Zahedan sans préavis ni décision de justice. Cet endroit reculé et hostile met sa vie en grave danger.”
— Sœur de Saeed Masouri, sur son compte X vérifié
Un Retour au Schéma de 1988 : Le Massacre à Huis Clos
Les événements actuels rappellent avec une précision glaçante le massacre de 1988, où 30 000 prisonniers politiques ont été exécutés sans procès. Ce crime, qualifié par les experts de l’ONU de crime contre l’humanité et de génocide en cours, s’est déroulé selon une méthode bien rodée :
- Rupture totale des liens familiaux (plus d’appels, plus de visites)
- Transferts nocturnes vers des lieux secrets
- “Procès” expéditifs d’une seule question : « Êtes-vous toujours fidèle à vos convictions ? »
- Exécutions sans préavis, enterrements anonymes
- Menaces et interdiction de faire le deuil
Ce même scénario est aujourd’hui remis en œuvre.
Les Signes Alarmants en 2025
Arrestations Massives
- Pendant la guerre Iran-Israël (12 jours), plus de 2 000 personnes arrêtées
- 18 jeunes filles de moins de 18 ans détenues à Mahabad
- 7 ressortissants étrangers arrêtés
Vague d’Exécutions
- 82 exécutions rien qu’en juillet 2025
- 487 exécutions entre janvier et avril
- Peines de mort prononcées contre Masoud Jamei, Alireza Mordasi et Farshad Etemadi-Far
Transferts Vers des Prisons Inconnues
- Saeed Masouri envoyé à Zahedan
- Ali Younesi transféré secrètement à Fashafouyeh, procès in absentia déjà tenu
- Bijan Kazemi, Mohammad Akbari Monfared, Arghavan Fallahi — tous portés disparus ou placés en isolement prolongé
Censure Totale
- Téléphones coupés après le raid de Qezel Hesar
- À Qarchak, plus de 60 femmes prisonnières politiques privées de tout contact
Torture et Brutalité Généralisées
- Plus de 100 agents armés ont envahi la section politique
- Prisonniers frappés, yeux bandés, mains liées, transférés à l’isolement
Exécutions Soudaines et Injustes
- Hassani et Ehsani exécutés sans recours, sans avocat, sans avertissement
- Procès mené par le juge Iman Afshari, réputé pour ses sentences expéditives
“Ces deux prisonniers ont été torturés, privés de toute défense équitable. Les exécuter constitue une violation flagrante du droit international.”
— Amnesty International, janvier 2025
Propagande de l’État
Le 7 juillet 2025, l’agence Fars (proche des Gardiens de la Révolution) écrivait :
“Il est temps de répéter cette expérience historique réussie.”
Une Lettre Historique : « Un Crime Est en Cours »
Depuis sa cellule, Saeed Masouri a écrit une lettre bouleversante :
“Ce n’est pas un simple transfert. C’est une opération d’extermination… exactement comme en 1988. Que le monde entende cette fois : un crime est en cours.”
Analyse Juridique : Un Génocide Progressif
Selon l’article 7 du Statut de Rome (Cour pénale internationale), les actes suivants constituent des crimes contre l’humanité :
- Meurtres organisés
- Disparitions forcées
- Torture systématique
- Persécution pour motif politique
Tous ces actes sont actuellement en cours dans les prisons iraniennes.
Le rapporteur spécial de l’ONU, Javaid Rehman, a conclu en 2022 :
“Le déni officiel du régime et l’impunité continue démontrent que ces crimes sont toujours en cours.”
Il appelait déjà à une enquête internationale indépendante sur le massacre de 1988.
Aujourd’hui, cette structure se réactive sous nos yeux.
Appel Urgent à la Mobilisation Internationale
Le constat est accablant :
- Une architecture systémique d’exécutions politiques
- Un appareil judiciaire complice
- Une propagande d’État glorifiant les massacres
- Une stratégie de survie basée sur le génocide
Nos exigences immédiates :
- Mission d’enquête internationale dans les prisons iraniennes
- Arrêt immédiat des exécutions politiques
- Libération des prisonniers à risque
- Poursuites internationales contre les responsables judiciaires et sécuritaires
Plus Personne Ne Peut Dire Qu’il Ne Savait Pas
Un crime est en cours.
L’Histoire jugera la réaction — ou le silence — de la communauté internationale.
