Les partisans de l’opposition démocratique iranienne ont manifesté ce dimanche devant l’ambassade d’Iran pour dénoncer l’augmentation alarmante des exécutions politiques dans le pays. Le rassemblement, organisé par les sympathisants du Conseil national de la Résistance iranienne (CNRI) et de l’Organisation des Moudjahidines du Peuple d’Iran (OMPI/MEK), visait à interpeller le gouvernement belge et l’Union européenne.
Cette mobilisation fait suite à l’exécution, le 4 avril à la prison de Ghezel Hesar, de deux membres de l’OMPI : Vahid Bani-Amerian (34 ans) et Abolhassan Montazer (67 ans). La justice iranienne les a accusés de « perturbation de la sécurité » et de liens avec des opérations armées à Téhéran. La manifestation de ce dimanche a également servi à honorer la mémoire de quatre autres membres de l’OMPI exécutés plus tôt cette semaine : Pouya Ghobadi, Babak Alipour, Akbar Daneshvargar et Mohammad Taghavi.
Lors du rassemblement, les manifestants ont relayé l’appel de Maryam Radjavi, présidente élue du CNRI, qui exhorte les Nations Unies à ouvrir une enquête urgente sur ces crimes. Elle a qualifié ces exécutions de « signes de désespoir du régime » face à la contestation populaire.
Les organisateurs de l’événement demandent désormais à la communauté internationale de rompre son silence et d’adopter des mesures concrètes pour protéger les prisonniers politiques et les jeunes manifestants actuellement dans le couloir de la mort en Iran.







