Au moins 1.000 exécutions en Iran en 2024. Ce lourd bilan rapporté par Human Rights Watch et le Conseil national de la Résistance iranienne (CNRI) inclut 34 femmes, 7 mineurs délinquants, et 119 membres de la communauté baloutche, une minorité particulièrement ciblée dans le pays.
Les exécutions ont augmenté de 16 % par rapport à 2023. Les deux organisations estiment que cela reflète une montée de la répression dans un contexte de crises économiques, politiques et sociales.
Toujours d’après leurs chiffres, 47 % des pendaisons ont eu lieu durant le dernier trimestre de 2024, une période marquée par des tensions accrues et des revers du régime.
Le 1er janvier 2025, les autorités iraniennes ont poursuivi cette tendance, exécutant 12 prisonniers dans les prisons de Qezel-Hessar, Bandar Abbas, Yassouj et Malayer.
rès de la moitié des prisonniers exécutés en 2024 (502 cas) l’ont été pour des accusations liées à la drogue.
Au-delà des exécutions, 2024 a été marquée par des peines cruelles, notamment l’amputation des doigts de prisonniers et l’éborgnement de manifestants. La justice iranienne a même annoncé en décembre que “anesthésier un voleur avant une amputation est désormais permis”, selon une déclaration rapportée par Asr Iran, un site d’information affilié au régime.
Selon Maryam Radjavi, présidente du CNRI, ces exécutions massives reflètent une tentative désespérée de Khamenei pour réprimer les soulèvements populaires. Elle a appelé à exclure le régime iranien de la communauté internationale et à conditionner tout commerce ou négociation à l’arrêt des exécutions et des tortures. “Ces crimes ne font que renforcer la détermination des jeunes Iraniens à renverser la dictature religieuse”, a-t-elle déclaré.
Un nouveau record de Khamenei dans les exécutions et le crime
— Maryam Radjavi (@Maryam_Rajavi_F) January 2, 2025
En 2024, au moins 1000 #exécutions dans 86 prisons en #Iran. Le 1erjanvier 2025, au moins 12 exécutions dans les prisons deQezel-Hessar, Bandar-Abbas, Yassoudj et Malayer. Khamenei tente, par ces exécutions, d’empêcher… pic.twitter.com/rwWNw7IBqw
Human Rights Watch a également souligné que le nombre réel d’exécutions pourrait être bien plus élevé, de nombreuses pendaisons étant effectuées secrètement dans des prisons isolées.
