à l’initiative conjointe de l’« Association pour la Culture et les Droits de l’Homme en Belgique » et de la « Communauté Iranienne en Belgique », une magnifique exposition-conférence axée sur la situation critique des droits de l’homme en Iran s’est tenue à l’hôtel de ville de Vilvorde. Cet événement, qui a reçu un large écho auprès des autorités locales, des militants des droits de l’homme et des citoyens belges et iraniens, a servi de tribune puissante pour dénoncer les atrocités du régime au pouvoir en Iran et refléter les aspirations démocratiques du peuple iranien.
Contenu et aspects particuliers de l’exposition : Au carrefour de la culture, de l’art et de la résistance
En plus de présenter des produits et de l’artisanat authentiques iraniens qui témoignent du riche patrimoine culturel, de la nature pacifique et de la belle histoire du pays, l’exposition a maintenu un accent profond et révélateur sur la répression et les graves violations des droits de l’homme en Iran. L’espace de l’hôtel de ville se distinguait par des œuvres visuelles profondément émouvantes et des images saisissantes. Une section dédiée a été consacrée aux photographies de ceux qui ont perdu la vie et sont tombés en martyrs lors des récents soulèvements populaires et de l’intifada en Iran. À leurs côtés, de nombreuses photographies de prisonniers politiques exécutés par la machine de mort du régime étaient exposées, agissant comme la voix des sans-voix au cœur de l’Europe. De plus, des artistes ont présenté des œuvres surréalistes et percutantes inspirées à la fois par la riche histoire de l’Iran et par les pages sombres de la répression en cours, reflétant les dimensions profondes de la migration, de la démocratie et de la résistance contre la dictature.
Discours de Jo De Ro, bourgmestre de Vilvorde
La présence et le discours chaleureux de M. Jo De Ro, bourgmestre de Vilvorde représentant le parti des Chrétiens-démocrates et Flamands (CD&V), ont conféré un poids politique et moral important à l’événement. Qualifiant l’hôtel de ville de Vilvorde de berceau de la diversité culturelle, il a décrit l’ouverture de ses portes à cette exposition comme une étape décisive dans leur engagement en faveur des droits de l’homme. Dans ses remarques, il a déclaré que le fait de voir des images de cette nature rappelle avec force la nécessité de regarder en arrière et de tirer les leçons de l’histoire. Le bourgmestre a souligné que signer des déclarations et se tenir aux côtés de la communauté iranienne est une réponse directe à l’appel de la conscience et du bon sens. Il a résolument proclamé un « non » ferme à la dictature et un « non » au meurtre d’êtres humains en raison de leur nationalité, de leur religion ou de leur orientation personnelle, ajoutant qu’il se tient fièrement aux côtés de ceux qui choisissent la voie de l’espoir et de la liberté.
Discours de Mahmoud Nobari, de l’Association pour la Culture et les Droits de l’Homme en Belgique
Dans un autre volet de la conférence, M. Mahmoud Nobari a pris la parole au nom de l’Association pour la Culture et les Droits de l’Homme, détaillant les dimensions horribles des violations des droits de l’homme en Iran. Il a mis l’accent sur la recrudescence sans précédent des exécutions et la répression sévère contre les militants et les citoyens, soulignant qu’au moins 700 citoyens ont été détenus cette cursive année pour des motifs politiques, et que plus de 400 personnes ont été privées d’un procès équitable sur la base d’aveux extorqués sous la torture — une procédure qu’Amnesty International a condamnée comme totalement injuste. M. Nobari a évoqué l’un des chapitres les plus sombres de l’histoire iranienne contemporaine, à savoir le massacre de milliers de prisonniers politiques en 1988, rappelant à l’auditoire que Javaid Rehman, le rapporteur spécial de l’ONU, a qualifié ce massacre systématique dans son rapport officiel d’acte de génocide d’État et de crime contre l’humanité. En conclusion, il a souligné le besoin vital d’une solidarité internationale avec le plan en 10 points de Mme Maryam Rajavi pour établir une république laïque, abolir la peine de mort, garantir l’égalité des sexes et reconnaître les droits des nationalités opprimées.
Discours du Dr Masoud Kashefi, médecin et représentant d’associations professionnelles
Au cours de la conférence, le Dr Masoud Kashefi, qui exerce comme médecin dans la ville de Vilvorde depuis 2012, a prononcé un discours passionné en tant que représentant de la Coalition internationale des professionnels de la santé pour un Iran libre et en tant que membre de l’Association internationale pour les droits de l’homme et la culture d’Iran. Il a exprimé sa sincère gratitude pour la décision du bourgmestre Jo De Ro de mettre l’hôtel de ville à la disposition de cette exposition, y voyant un signal fort en faveur de la liberté et de la dignité humaine. Soulignant que l’objectif de l’exposition est d’attirer l’attention du public sur les graves violations des droits de l’homme et de mettre en lumière le courage et le rôle central des femmes iraniennes en tant que force motrice du mouvement de libération, il a affirmé que l’avenir de l’Iran doit être déterminé uniquement par le peuple iranien et sa résistance démocratique organisée. Par conséquent, la communauté professionnelle rejette toute forme d’intervention militaire étrangère tout en s’opposant fermement à toute politique de complaisance ou de concessions envers le régime dictatorial actuel pour des raisons économiques ou politiques, soutenant fièrement le programme démocratique du Conseil national de la Résistance iranienne (CNRI) dirigé par sa présidente élue, Mme Maryam Rajavi, qui est fondé sur la séparation de la religion et de l’État, l’abolition de la peine de mort et de la torture, l’égalité complète entre les hommes et les femmes, et la coexistence pacifique avec la communauté internationale.



