Les 16 et 17 juillet 2026, Maryam Radjavi, présidente élue du Conseil national de la Résistance iranienne (CNRI), s’est rendue à Rome à l’invitation d’instances parlementaires et d’institutions politiques italiennes. Au cours de cette visite de deux jours, elle a pris la parole lors de quatre événements majeurs au Sénat, à la Chambre des députés, à la Fondation Luigi Einaudi et dans le cadre d’une conférence internationale de haut niveau.
Commission des droits de l’homme du Sénat italien
La visite a débuté par une audition officielle devant la Commission des droits de l’homme du Sénat italien, présidée par la sénatrice Stefania Pucciarelli et retransmise en direct sur la plateforme WebTV du Sénat. Mme Radjavi a souligné la forte augmentation des exécutions, des arrestations massives et des actes de torture, notamment la condamnation à mort d’Arghavan Fallahi, âgée de 25 ans, ainsi que l’exécution récente de membres des Unités de résistance de l’OMPI.
Elle a appelé l’Italie, compte tenu de son rôle historique dans la lutte contre la peine capitale, à conduire une réponse européenne plus ferme : les relations avec Téhéran devraient être subordonnées à l’arrêt des exécutions ; les responsables devraient être poursuivis en vertu du principe de compétence universelle ; et le dossier des violations des droits humains en Iran devrait être renvoyé devant le Conseil de sécurité des Nations unies.
L’ancien ministre italien des Affaires étrangères, le sénateur Giulio Terzi, ainsi que les sénateurs Gisella Naturale et Bartolomeo Amidei, ont exprimé leur solidarité avec les prisonniers politiques, les femmes iraniennes et l’ensemble de la population, tout en soulignant la nécessité de protéger les Iraniens vivant en Italie.

Conférence au Parlement
Dans l’après-midi, la Chambre des députés a accueilli, dans l’historique Sala della Regina, la conférence « La crise iranienne : la voie démocratique pour l’avenir ». Organisée par Naike Gruppioni, membre de la commission des Affaires étrangères, la conférence était présidée par Fabio Rampelli, vice-président de la Chambre des députés.
Au cours de la conférence parlementaire, une déclaration signée par une majorité de parlementaires dans chacune des deux chambres du Parlement italien a été présentée. Dans cette déclaration, les signataires ont exprimé leur soutien au gouvernement provisoire établi par le Conseil national de la Résistance iranienne (CNRI), dont le mandat est de transférer la souveraineté au peuple iranien et d’instaurer une république démocratique fondée sur le Plan en dix points de la Résistance.
Mme Radjavi a présenté le Plan en dix points du CNRI en faveur d’une république démocratique et laïque, fondée sur des élections libres, la séparation de la religion et de l’État, l’égalité entre les femmes et les hommes, l’abolition de la peine de mort et un Iran non nucléaire.
Les intervenants ont rejeté aussi bien la théocratie au pouvoir que tout retour à la dictature du chah. Ils ont appelé à mettre fin à la politique d’apaisement, à adopter une ligne ferme contre le Corps des gardiens de la révolution islamique et à reconnaître le droit du peuple iranien d’opérer le changement par sa propre lutte et sa Résistance organisée.



Débat à la Fondation Luigi Einaudi
Le 17 juillet, la Fondation Luigi Einaudi, un groupe de réflexion libéral de premier plan, a accueilli un débat de fond sur la crise politique en Iran et l’alternative démocratique.
Les participants ont examiné l’aggravation des crises politique, économique et sociale du régime, sa dépendance à l’égard de la répression et des conflits régionaux, ainsi que le rôle croissant des Unités de résistance de l’OMPI en Iran.
Les intervenants ont présenté le programme du CNRI comme une feuille de route libérale et démocratique crédible. Ils ont souligné qu’une solution durable ne pouvait résider ni dans le maintien du régime clérical ni dans son remplacement par une autre dictature.

Conférence internationale
La visite s’est achevée par la conférence internationale « L’Iran au-delà de la guerre : le pouvoir du peuple comme solution », organisée au prestigieux hôtel Westin Excelsior de Rome.
Mme Radjavi a affirmé que la réponse à la crise iranienne ne résidait ni dans la politique d’apaisement ni dans une intervention militaire étrangère, mais dans un changement venu de l’intérieur, mené par le peuple iranien et sa Résistance organisée.
Elle a présenté le rôle des Unités de résistance de l’OMPI, le gouvernement provisoire du CNRI et son programme pour une transition démocratique pacifique. Le message central de la visite était clair : non à la théocratie des mollahs, non au retour de la monarchie, et oui à une république libre, laïque et démocratique dans laquelle le peuple iranien détermine lui-même son avenir.


Discours de Maryam Radjavi :
- Chambre des députés : https://www.maryam-rajavi.com/fr/chambre-deputes-italienne-la-crise-iranienne/
- Sénat : https://www.maryam-rajavi.com/fr/commission-des-droits-humains-du-senat-italien-silence-de-la-communaute-internationale/
- Conférence internationale : https://www.maryam-rajavi.com/fr/conference-italie-la-solution-a-la-crise-iranienne/