Bruxelles, le 29 mai 2026 — Des représentants des communautés de jeunes Iraniens de toute l’Europe ont alerté aujourd’hui sur une crise humanitaire majeure. Selon eux, l’Iran traverse la vague d’exécutions politiques la plus grave depuis le massacre de prisonniers politiques de 1988. Face à cette situation, ils appellent l’Union européenne (UE) à intervenir d’urgence pour stopper ces meurtres d’État.
Cette alerte a été lancée lors d’une conférence de presse à Bruxelles, où les organisateurs ont également annoncé un grand rassemblement international à Paris le 20 juin 2026. Cette manifestation, visant à soutenir l’instauration d’une république démocratique en Iran, devrait réunir 100 000 participants venus de toute l’Europe.
Une hausse alarmante des exécutions et des violations des droits de l’homme
Les participants à la conférence ont présenté de nouvelles données démontrant que le régime iranien utilise délibérément la peine de mort comme une stratégie politique pour semer la terreur et empêcher de nouveaux soulèvements nationaux.
- Chiffres clés : Au moins 31 prisonniers politiques ont été exécutés depuis la mi-mars.
- Cibles prioritaires : Parmi les victimes figurent huit membres de l’Organisation des Moudjahidines du peuple d’Iran (OMPI/MEK), de jeunes manifestants arrêtés lors des contestations de janvier, ainsi que des membres de minorités ethniques.
- Menace imminente : Plus de 50 prisonniers politiques (dont au moins 11 membres de l’OMPI) se trouvent actuellement dans le couloir de la mort, et de nouvelles condamnations sont prononcées presque quotidiennement.
Les intervenants ont également présenté une déclaration conjointe signée par plus de 1 000 jeunes de la diaspora iranienne en Europe. Ce texte rejette à la fois la monarchie du Shah et la théocratie religieuse actuelle, tout en soutenant le Plan en dix points pour la transition démocratique présenté par Maryam Radjavi, présidente élue du Conseil national de la Résistance iranienne (CNRI).
Les militants réclament un changement de cap de la politique européenne
Au cours de la conférence, intitulée « Iran : Vague d’exécutions politiques – Responsabilité et options politiques de l’UE », plusieurs figures de la société civile ont pris la parole pour demander une révision de la diplomatie occidentale :
Rosa Zaraei (Diplômée en sciences politiques et militante des droits de l’homme, Londres) : « La politique européenne de longue date envers Téhéran n’a permis d’améliorer ni la situation des droits de l’homme ni la stabilité régionale. L’UE doit faire de l’arrêt immédiat des exécutions une condition non négociable à toute relation future avec le régime iranien. »
Soroush Aboutalebi (Diplômée en sciences politiques et président d’une association de jeunesse bruxelloise) : « L’immense majorité des personnes exécutées sont des jeunes. Cela montre la peur du régime face à une génération qui exige un changement politique. La tendance actuelle représente la menace la plus grave de massacre politique en Iran depuis 1988. »
Rana Rahmanfard (Titulaire d’un master en linguistique appliquée, membre du comité de jeunesse anglo-iranien) : « Le peuple iranien ne doit pas être contraint de choisir entre la dictature et la guerre. Une alternative démocratique existe. L’avenir de l’Iran doit se fonder sur des élections libres, la séparation de la religion et de l’État, l’égalité des sexes et l’abolition de la peine de mort. »
Face à la répression transnationale en Europe
La conférence a également abordé la question de la sécurité des opposants iraniens résidant à l’étranger. Ali Bagheri, docteur en ingénierie énergétique et militant des droits de l’homme basé à Bruxelles, a mis en garde contre la hausse de l’intimidation et des violences visant les dissidents en Europe.
Selon lui, ces actes sont perpétrés par des partisans de Reza Pahlavi (fils du Shah déchu) dans le cadre d’une campagne de réhabilitation de la SAVAK, l’ancienne police secrète du Shah responsable de tortures et d’assassinats politiques. Il a exhorté les autorités européennes à adopter une politique de tolérance zéro face à l’extrémisme et aux pressions politiques sur le sol européen.
Recommandations politiques pour l’Union européenne et l’ONU
Pour répondre à cette crise des droits de l’homme, les associations de jeunesse demandent aux dirigeants européens de prendre des mesures immédiates :
- Diplomatie conditionnelle : Subordonner toutes les relations commerciales et négociations avec Téhéran à l’arrêt immédiat des exécutions.
- Sanctions ciblées : Imposer des sanctions strictes aux responsables de la répression et des violations des droits humains.
- Justice internationale : Mettre fin à l’impunité en saisissant le Conseil de sécurité des Nations Unies concernant les crimes du régime.
Mobilisation internationale à Paris le 20 juin 2026
En conclusion, la conférence a réitéré le soutien massif des associations de jeunesse pour le grand rassemblement du 20 juin 2026 à Paris. Organisé par plus de 300 collectifs iraniens d’Europe et d’Amérique du Nord, cet événement mondial visera à mobiliser la communauté internationale pour un Iran libre, laïque et démocratique.







