BRUXELLES – 28/07/2026 – La communauté iranienne de Belgique exprime son plus profond outrage à la suite de l’exécution publique de deux jeunes manifestants, Amirhossein Safari et Abolfazl Sepahi, ce matin sur la place Alikhani à Ispahan. Les manifestants qui ont courageusement tenté d’empêcher les pendaisons se sont heurtés à des tirs à balles réelles de la part des forces de sécurité du régime.
Safari et Sepahi faisaient partie d’un groupe de 12 jeunes hommes condamnés à mort dans le cadre du dossier préfabriqué de la « place Alikhani », à la suite de manifestations antigouvernementales. Leurs pendaisons font suite aux exécutions, le 19 juillet, de leurs coaccusés Erfan Esfandiari et Gol Mohammad Mohammadi, laissant huit autres personnes en danger imminent.
Cette répression brutale s’étend à l’ensemble du pays. La semaine dernière, le prisonnier politique Mehdi Khanaki a été exécuté en raison de ses liens présumés avec l’organisation d’opposition OMPI/MEK, tandis que les prisonniers Isa Chari et Amir-Hassan Akbari-Monfared ont été condamnés à la peine capitale pour des accusations similaires. Alors que nous marquons le 38e anniversaire du massacre de 1988, qui a coûté la vie à environ 30 000 prisonniers politiques, les familles craignent une nouvelle vague systématique de tueries.
En réaction, Maryam Radjavi, présidente élue du Conseil national de la Résistance iranienne (CNRI), a déclaré : « Dans un crime horrible ce matin, le régime clérical a exécuté publiquement deux manifestants défiants, Amir-Hossein Safari et Abolfazl Sepahi, à Ispahan, en Iran. En procédant à ces pendaisons publiques médiévales et en exécutant sans relâche la jeunesse iranienne, cette dictature religieuse espère désespérément enrayer la vague croissante de la colère populaire. »
Le silence international ne fait qu’alimenter l’impunité de Téhéran. Par conséquent, nous demandons instamment au gouvernement belge, aux Nations Unies, aux organisations des droits de l’homme, à l’UE et aux États membres de condamner fermement cette atrocité. Une action immédiate et efficace est requise pour arrêter la machine à tuer du régime et sauver les prisonniers politiques dans les couloirs de la mort, en particulier 8 autres jeunes hommes risquant une exécution imminente à Ispahan. Le silence et l’inaction de la communauté internationale sont perçus par Téhéran comme un feu vert pour intensifier ses tueries.
Communiqué de presse : La communauté iranienne de Belgique exige une action urgente face à l’escalade des exécutions en Iran
