Malgré une interdiction de dernière minute imposée par les autorités françaises, les rues de Paris ont vibré ce samedi 20 juin 2026. Plus de 50 000 Iraniens ont courageusement convergé vers la Place Vauban et d’autres points névralgiques de la capitale (Trocadéro, Bastille, République) pour protester contre la vague d’exécutions en Iran et soutenir une alternative démocratique.
Le rassemblement a donné lieu à de vives tensions : la police a tenté de disperser la foule, faisant au moins 12 blessés et procédant à 50 arrestations. Un élan que les forces de l’ordre n’ont pas réussi à briser.
Une décision judiciaire controversée et des menaces de l’ombre
Le Tribunal administratif de Paris a lui-même désavoué les motifs initiaux de la police, qualifiant l’interdiction de reposer sur des « motifs génériques dépourvus de tout fondement factuel ».
Cependant, des notes de renseignement transmises au tribunal ont révélé des menaces de sécurité concrètes. Le risque d’un attentat majeur provenait non seulement du régime de Téhéran, mais aussi des milieux monarchistes. Le jugement mentionne explicitement que des résidus de la SAVAK (l’ancienne police secrète du Shah) auraient menacé de poser une bombe si la manifestation était autorisée.
Sommet d’Auvers-sur-Oise : Les dirigeants mondiaux fustigent la France
Pendant que la rue défiait les interdictions, le sommet politique annuel s’est tenu au siège du Conseil National de la Résistance Iranienne (CNRI) à Auvers-sur-Oise, réunissant près de 100 hauts dirigeants internationaux.
Maryam Radjavi : “La fin de parcours du régime”
Dans son discours principal, Mme Maryam Radjavi a affirmé que la nomination récente du fils de Khamenei comme Guide suprême n’est pas un signe de force, mais le reflet d’une crise interne profonde. Elle a rappelé que les exécutions quotidiennes ne sauveront pas la théocratie.
Les réactions internationales face au recul français :
- Charles Michel (ancien président du Conseil européen) a vivement critiqué les autorités françaises : « L’apaisement ne fonctionne jamais. Quelle organisation politique en Europe est capable de mobiliser des dizaines de milliers de personnes pour la liberté comme vous le faites ? »
- Boris Johnson (ancien Premier ministre britannique) a tourné en dérision les excuses officielles (chaleur, sécurité), qualifiant l’attitude de Paris d’« histoire à dormir debout » et de « capitulation lâche » face à Téhéran.
- Christine Arrighi (députée française) a réitéré son cri du cœur : « J’ai mal à ma France », dénonçant une concession inacceptable survenue juste après un appel ministériel avec Téhéran.
- John Bercow (ancien président de la Chambre des communes britannique) a qualifié l’interdiction de « reddition pathétique », tout en rejetant fermement les ambitions de رضا Pahlavi, affirmant que le projet monarchique n’est en rien un gage de démocratie.




L’Alternative Démocratique
Le mot d’ordre des manifestants était clair : Ni Shah, ni Mollahs. Les participants ont réitéré leur soutien indéfectible au Plan en 10 points de Maryam Radjavi pour instaurer une république laïque, démocratique et non nucléaire en Iran.


