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Raid dans le quartier 7 de la prison d’Evin et disparitions forcées de six prisonniers politiques

Suite à la réception d’informations vérifiées et complémentaires, le samedi 1er août 2026, les forces de garde de la prison d’Evin ont lancé un violent raid dans le quartier 7 (hébergeant des prisonniers politiques). Après avoir grièvement battu et blessé six prisonniers politiques, les policiers les ont transférés vers un lieu tenu secret. Alors que le temps passe sans aucune explication officielle, les inquiétudes concernant la torture et la disparition forcée de ces personnes se sont intensifiées.

Détails du raid de garde et de l’agression physique grave

Vers 11h30 le samedi 1er août 2026, des unités de gardes spéciales de la prison d’Evin sont entrées dans le hall des prisonniers politiques du quartier 7 sans présenter d’ordre de transfert écrit ni de mandat officiel. Les policiers ont soumis six prisonniers politiques à de graves agressions physiques et à des violences.

La gravité des violences a entraîné des blessures physiques chez les prisonniers et a déchiré leurs vêtements lors de l’extraction forcée. Des témoins oculaires ont décrit l’atmosphère qui régnait dans la salle pendant l’opération comme étant extrêmement tendue et intimidante.

Présence de hauts responsables pénitentiaires dans l’opération répressive

Les rapports de terrain soulignent que cette action a été planifiée à l’avance et exécutée sous la supervision directe et en présence de hauts responsables de la prison d’Evin. Parmi les responsables présents sur les lieux figurent :

  • Fathollahi (chef des gardiens de prison)
  • Rostami (directeur adjoint des gardiens de prison)
  • Sadeghi (chef adjoint de la sécurité)
  • Yousefi (chef adjoint des affaires de santé)
  • Haghjou (Chef de l’Inspection)
  • Mahmoudi (Chef du service 7)

Noms et antécédents des six prisonniers politiques transférés

Malgré des enquêtes répétées, les familles et les avocats de ces six prisonniers n’ont reçu aucune information concernant leur état de santé ou leur lieu de détention. Les noms et détails des cas sont les suivants :

  1. Amirhossein Moradi :26 ans, étudiant d’élite en physique à l’Université de Technologie de Sharif. Arrêté le 10 avril 2020 et condamné à six ans et huit mois de prison pour soutien à l’OMPI. Les rapports indiquent qu’on lui a systématiquement refusé tout congé.
  2. Ehsan Rostami :Sociologue, activiste culturel et directeur des éditions « Samandar ». Arrêté le 20 août 2025 et fait face à de lourdes accusations après des mois de détention sans statut légal et une grève de la faim.
  3. Ramin Rostami :Parent d’Ehsan Rostami, arrêté simultanément le 20 août 2025, et détenu dans le vide juridique.
  4. Mojtaba Taghavi :58 ans, frère de Mohammad Taghavi (exécuté le 30 mars 2026 pour appartenance à l’OMPI). Mojtaba a été arrêté en mars 2024 et condamné à six ans et sept mois de prison.
  5. Pejman Toubreh-Rizi :31 ans, arrêté à Téhéran le 28 janvier 2025 et condamné à 20 ans de prison.
  6. Afshin Heyratian (Rangriz) :Militant des droits de l’enfant et étudiant expulsé, récemment condamné à un total de 31 ans de prison par la 26e chambre du tribunal révolutionnaire de Téhéran.

Normes juridiques et violations explicites de la loi

Cette opération organisée dans le quartier 7 de la prison d’Evin constitue une violation flagrante à la fois des lois nationales iraniennes et des obligations internationales de l’Iran :

  1. Violations des lois nationales
  • Article 22 de la Constitution :Violation de l’intégrité physique, de la dignité et des droits légaux des détenus.
  • Article 38 de la Constitution :Interdiction absolue de la torture et des pressions physiques ou psychologiques.
  • Article 39 de la Constitution :Interdiction des insultes, humiliations ou abus envers les détenus et les prisonniers.
  • Règlement exécutif de l’organisation pénitentiaire :Mandater les autorités à préserver la dignité, à garantir la santé physique et à fournir une notification officielle concernant le motif et la destination des transferts de prisonniers.
  1. Violations des traités et conventions internationaux
  • Article 7 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques (PIDCP) :Interdiction de la torture et des peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants.
  • Article 9 du PIDCP :Interdiction de la détention arbitraire et de la détention secrète ou non reconnue.
  • Article 10 du PIDCP :Exigence que toutes les personnes privées de liberté soient traitées avec humanité et avec respect de la dignité inhérente à la personne humaine.
  • Risque de disparition forcée :Le fait de ne pas divulguer le lieu où se trouvent les individus et leur état de santé après leur arrestation ou leur transfert par des agents de l’État constitue une disparition forcée au regard du droit international.

Appel à une action internationale immédiate

Compte tenu des conditions critiques dans le quartier 7 de la prison d’Evin, du non-respect du principe de séparation des catégories de délits et du comportement criminel des gardiens à l’égard des prisonniers politiques, la communauté internationale et les organismes supranationaux doivent de toute urgence prendre les mesures suivantes :

  1. Faire pression sur les autorités iraniennes pour qu’elles clarifient immédiatement et divulguent officiellement l’emplacement et l’état de santé des six prisonniers politiques transférés.
  2. Intervention du Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme et du Rapporteur spécial pour enquêter sur le statut des prisonniers disparus et procéder à une inspection inconditionnelle de la prison d’Evin.
  3. Désignation de poursuites judiciaires et de sanctions en matière de droits de l’homme contre tous les auteurs et commandants de ce raid (en particulier Fathollahi, Rostami, Sadeghi, Yousefi, Haghjou et Mahmoudi).

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