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Ghaem Hosseini exécuté à la prison de Dastgerd, les crimes contre l’humanité se poursuivent dans l’affaire de la place Alikhani

Dans la matinée du jeudi 20 août 2026, le gouvernement de la République islamique d’Iran a pendu Ghaem Hosseini, le cinquième manifestant détenu dans l’affaire de la « place Alikhani », dans la prison de Dastgerd à Ispahan. Cette exécution a eu lieu au mépris flagrant des condamnations internationales et des appels répétés à mettre fin aux exécutions politiques et aux meurtres de manifestants en Iran.

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(Photo de droite à gauche : Amirhossein Safari, Abolfazl Sepahi, Erfan Esfandiari et Gol-Mohammad Mohammadi)

Le cas du manifestant détenu, Ghaem Hosseini

Ghaem Hosseini faisait partie des personnes arrêtées dans le cadre des manifestations nationales de janvier 2026 à Ispahan. Son nom figurait sur la liste des 12 accusés condamnés à mort dans l’affaire de la place Alikhani.

Le 28 juillet, des informations ont indiqué que la famille de Ghaem Hosseini, ainsi que les familles d’Amirhossein Maleki et d’Ali Dashti (deux autres manifestants condamnés à mort dans cette affaire), avaient été convoquées à la prison pour une dernière visite. Malgré les protestations des familles et les avertissements des organisations de défense des droits humains, la peine de Ghaem a été exécutée jeudi 20 août à l’aube, dans la prison de Dastgerd.

Le procureur chargé de cette affaire était Mohammad Nakhjavan et la procédure judiciaire était menée par Mohammad Barati-Dorcheh et Mohammad-Reza Tavakoli. Comme d’autres manifestants détenus dans cette affaire, Ghaem Hosseini a été privé du droit de choisir un avocat indépendant lors de la phase préliminaire et a été jugé par des avocats commis d’office et triés sur le volet par le pouvoir judiciaire de la République islamique. Même ces avocats n’ont pas eu un accès complet à l’intégralité du dossier. Son procès, comme celui d’autres personnes condamnées à mort dans cette affaire, s’est déroulé en une seule séance à huis clos. La non-publication des détails du rôle attribué à Ghaem Hosseini dans les événements de la place Alikhani, des éléments de preuve à l’appui de l’accusation et du texte du verdict prononcé mettent en évidence de nombreuses ambiguïtés juridiques dans cette affaire.

Seul le Réseau d’information étudiant (SNN), en annonçant cette exécution sous le titre « Exécution de la peine de mort de l’étranger impliqué dans le crime commis sur la place Alikhani à Ispahan », a été exécutée (https://snn.ir/fa/news/1443943/) a écrit que lui, « Ghaem Hosseini, fils d’Arab-Ali, connu sous le nom d’Arian et ressortissant étranger… avait une présence active sur les lieux du martyre des forces de l’ordre et a donné des coups de pied sur les corps des martyrs. » Une peine d’exécution prononcée simplement pour avoir été présent sur les lieux et avoir donné des coups de pied ?!

Violation des lois judiciaires iraniennes dans le cas de Ghaem Hosseini :

  • Article 35 de la Constitution :Droit à un avocat ;
  • Article 37 de la Constitution :Présomption d’innocence ;
  • Article 38 de la Constitution :Interdiction de la torture et nullité des aveux forcés ;
  • Article 39 de la Constitution :Interdiction de la diffamation et des mauvais traitements envers les détenus ;
  • Article 165 de la Constitution :Principe des procès publics ;
  • Article 190 du Code de procédure pénale :Droit d’être accompagné par un avocat lors des enquêtes préliminaires ;
  • Articles 348 et 350 du Code de procédure pénale :Présence obligatoire d’un avocat dans les affaires impliquant la peine de mort.

Les lois internationales violées dans le cas de Ghaem Hosseini comprennent :

  • Article 3 de la Déclaration universelle des droits de l’homme :Droit à la vie ;
  • Article 5 de la Déclaration universelle des droits de l’homme :Interdiction de la torture et des traitements inhumains ;
  • Articles 10 et 11 de la Déclaration universelle des droits de l’homme :Droit à un procès équitable et présomption d’innocence ;
  • Article 6 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques :Protection du droit à la vie ;
  • Article 7 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques :Interdiction de la torture ;
  • Article 14 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques :Droit à un procès équitable, à une représentation juridique et à une défense efficace.

Prévenir la poursuite des crimes contre l’humanité ; C’est le devoir de la communauté internationale

Le silence est une autorisation pour la poursuite de cette machine à tuer. Le mécanisme d’exécution de la République islamique ne sera pas arrêté par les seules condamnations verbales. Il est essentiel que la communauté internationale, les Nations Unies et les gouvernements attachés aux droits de l’homme aillent au-delà des expressions d’inquiétude et prennent des mesures immédiates et concrètes.

En tant que citoyens, militants et organisations de défense des droits de l’homme, nous avons également le devoir d’être la voix de ceux qui n’ont pas de voix ; en nous dénonçant continuellement, en recherchant justice dans les forums internationaux et en faisant pression sur nos gouvernements respectifs, nous devons augmenter le coût politique des exécutions, en particulier l’exécution de prisonniers politiques et de manifestants détenus pour le compte du gouvernement iranien.

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