Plus de 100 responsables politiques belges ont apporté leur soutien à une déclaration commune intitulée « L’Iran à un tournant historique », appelant à soutenir les aspirations du peuple iranien à une république libre, laïque et démocratique.
La déclaration a été signée par 68 parlementaires belges, issus des niveaux fédéral, régional, communautaire et européen, ainsi que par 62 bourgmestres de différentes régions du pays.
Les signataires appartiennent à plusieurs formations politiques, notamment le MR, la N-VA, le CD&V, Vooruit, le PS, DéFI et Les Engagés, ainsi que des indépendants. Des bourgmestres de Flandre, de Wallonie et de Bruxelles figurent également parmi les signataires.
Soutien aux aspirations démocratiques des Iraniens
Dans leur déclaration, les responsables politiques affirment soutenir les aspirations du peuple iranien à établir une république démocratique, laïque et pluraliste, dans le contexte des mouvements de contestation qui ont traversé l’Iran ces dernières années.
Ils estiment qu’un changement politique fondamental en Iran doit venir du peuple iranien lui-même et de son opposition organisée, plutôt que d’une intervention militaire ou politique étrangère.
La déclaration évoque également le Conseil national de la Résistance iranienne (CNRI) et son projet de mettre en place un gouvernement provisoire en cas de changement de régime. Elle fait notamment référence au Plan en dix points de Maryam Radjavi, présidente élue du CNRI, qui prévoit notamment des élections libres, la séparation de la religion et de l’État, l’égalité entre les femmes et les hommes, ainsi que l’abolition de la peine de mort.
Une initiative qui dépasse les clivages politiques
La diversité politique et géographique des signataires constitue l’un des principaux éléments mis en avant par les initiateurs de la déclaration.
Avec des élus issus de partis francophones et néerlandophones et des bourgmestres des trois régions du pays, l’initiative entend témoigner d’un soutien dépassant les clivages traditionnels de la politique belge.
La déclaration intervient alors que la situation politique et les droits humains en Iran continuent de susciter des débats en Belgique et au niveau européen, notamment sur la manière de soutenir les aspirations démocratiques de la population iranienne tout en évitant une intervention étrangère dans la détermination de l’avenir politique du pays.
L’Iran à un tournant historique
Stop aux exécutions – Pour la paix et la liberté
Nous sommes profondément préoccupés par une nouvelle vague d’exécutions politiques en Iran. Ces dernières semaines, huit prisonniers politiques ont été exécutés pour leur appartenance à l’opposition OMPI, et une dizaine d’autres manifestants ont également été pendus. D’autres opposants sont dans le couloir de la mort. Le chef du pouvoir judiciaire a appelé à accélérer les verdicts après les arrestations de janvier. Le silence international est injustifiable. Nous appelons l’ONU et ses États membres à agir immédiatement pour mettre fin à ces exécutions.
Nous souhaitons, également souligner la lutte courageuse du peuple iranien pour la liberté et la démocratie. Les récents soulèvements nationaux montrent clairement que le peuple iranien aspire à un avenir fondé sur la liberté, la démocratie et le progrès, rejetant tout retour à l’autoritarisme, que ce soit celui du Shah ou celui des mollahs.
Tout changement de régime en Iran, compte tenu de ses implications pour la paix et la sécurité internationales, ne peut être assuré que par le peuple iranien et sa résistance organisée. Déterminer l’avenir politique du pays relève exclusivement de son droit et de sa responsabilité.
Dans ce cadre, nous saluons et soutenons l’annonce faite par le Conseil national de la Résistance iranienne (CNRI) concernant la formation d’un gouvernement provisoire, chargé de transférer la souveraineté au peuple et d’établir une république démocratique fondée sur le Plan en dix points de Mme Maryam Rajavi. Ce plan inclut notamment la liberté d’expression et de réunion, la séparation de la religion et de l’État, l’égalité entre femmes et hommes, l’abolition de la peine de mort, la reconnaissance de l’autonomie des nationalités au sein d’un Iran uni et la non-possession d’armes nucléaires. Ce programme mérite notre soutien et a déjà été approuvé par plus de 4 000 législateurs à travers le monde.
Le CNRI, plus ancienne coalition démocratique et indépendante en Iran, affirme ne solliciter ni aide financière ni présence de forces étrangères sur le sol iranien. Il propose un transfert du pouvoir au peuple par des élections libres dans les six mois suivant la chute du régime.
Soutenir le gouvernement provisoire du CNRI, Mme Maryam Rajavi et le mouvement de résistance placé sous sa direction constitue une étape essentielle pour l’instauration de la démocratie et de la stabilité en Iran, ainsi que pour la promotion de la paix et de la coexistence dans la région et dans le monde.
